AccueilMe WADE s'ouvre à Cheikh Y SECK
Jeudi 26 Janvier 2012 - 12:13:8
par Cheikh Yérim Seck.
Pourquoi, au bout de deux mandats, persistez-vous à vouloir en briguer un troisième fort controversé ?
J’ai une mission historique à remplir au service de mon pays. Je ne suis pas devenu président du Sénégal par hasard. Mon arrivée au pouvoir est l’aboutissement logique d’un long cursus de combat pour la démocratie et le progrès.
Ne pensez-vous pas, à 86 ans, au bout de vingt-six ans d’opposition, et de douze ans d’exercice du pouvoir, que le temps est venu pour vous de goûter à une retraite bien méritée ?
Je me sens toujours dans les dispositions physiques et intellectuelles de servir mon peuple. Et ne saurais m’arrêter au milieu du gué. J’ai trouvé le Sénégal en 2000 dans les profondeurs du classement des Pays les moins avancés. En 12 ans, j’en ai fait un pays à revenu intermédiaire. Il y a même quelques prémisses d’émergence. J’ai besoin de trois autres années pour terminer quelques grands chantiers qui vont achever d’en faire un pays émergent.
N’êtes-vous pas trop vieux pour une fonction aussi exigeante que celle de chef d'Etat, comme le rappellent trop souvent vos détracteurs ?
Ce sont eux qui le disent. On a l’âge de sa volonté. Je continue à brûler de cette passion du Sénégal et à être animé de ce plaisir intact de servir. Et puis, comme je l’ai dit il y a quelques jours aux Français, le plus vieux de la classe politique, ce n’est pas moi. C’est Amadou Mahtar Mbow, le chef de l’opposition.
Au-delà de la contrainte liée à l’âge, votre candidature est qualifiée d’anticonstitutionnelle par la plupart des juristes sénégalais…
Quels juristes ? Je suis juriste moi aussi. Et la Constitution, c’est moi qui l’ai rédigée. Tout seul. Nul ne la connaît mieux que moi. Tous ceux qui prétendent l’avoir rédigée racontent du faux. C’est moi qui l’ai écrite. J’ai tout au plus sollicité des avis de juristes quand j’ai terminé la rédaction. Je l’ai fait lire à Serigne Diop, Amsatou Sow Sidibé et quelques autres pour recueillir des points de vue, des amendements, des suggestions... Ceux qui prétendent le contraire racontent des contre-vérités, à l’image de ceux qui disent avoir appartenu à une commission de rédaction. Il n’y a pas eu de commission de rédaction. La Constitution est mon œuvre. Nul ne peut l’interpréter mieux que moi-même.
Aux termes des articles 27 et 104 de cette Constitution, vous ne pouvez plus, après deux mandats, en briguer un autre…
Cet article 27, c’est moi qui l’ai rédigé. Sa nouvelle version date de 2008 et dit que le président est élu pour un mandat de 7 ans renouvelable une fois. J’ai été élu en 2000 sur la base de la Loi fondamentale de 1963. Après mon élection, j’ai fait adopter une nouvelle Constitution. Tout le monde sait que la loi régit le présent et l’avenir mais ne rétroagit pas. C’est un principe général de droit. Depuis que l’article 27 instituant le septennat a été adopté en 2008, il n’y a pas eu d’élection. Mon premier mandat sous l’empire de ce nouveau texte est celui qui démarre en 2012. Je peux même légalement me présenter pour une autre fois en 2019. Les juristes sérieux le savent et l’ont écrit.
Pourquoi dans ce cas avez-vous déclaré, après votre victoire de 2007, que vous ne pouviez plus vous présenter ?
L’argument facile consiste à invoquer cette déclaration au lieu d’interroger le texte constitutionnel lui-même. Ma déclaration n’a pas de valeur juridique. La Constitution, si. Mes adversaires le savent mais ils sont de mauvaise foi. Leur problème, ce n’est d’ailleurs pas tout ce qu’ils racontent sur l’article 27 et les autres. Ils ont la hantise de me voir candidat. Et pour une raison simple : ils savent que je vais les battre. Ils ne peuvent pas gagner s’ils m’ont en face. C’est cela le fond de toute cette agitation autour du thème de l’illégalité de ma candidature.
Mesurez-vous les risques que fait peser votre candidature sur la stabilité du pays ? Vos adversaires sont résolus à user de tous les moyens pour l’empêcher…
Ils ne feront rien. Ce disque est rayé. Ils n’ont d’ailleurs pas commencé dans ce registre. Ils ont d’abord cherché à m’amadouer, en m’affublant de tous les superlatifs (père de la nation, bâtisseur du pays, artisan de la démocratie…) pour m’anesthésier afin que je renonce à être candidat. Devant l’échec de cette manœuvre, ils ont brandi l’arme de la menace. C’est du vent. Ils m’ont donné un ultimatum pour que je dise que je ne me présente pas, je ne me suis pas exécuté. Il n’y a rien eu. Ils ont prétendu qu’ils attendaient que je présente ma candidature pour brûler le pays, j’ai présenté ma candidature. Il n’y a rien eu. Ils clament maintenant qu’ils vont agir le jour où le Conseil constitutionnel va arrêter la liste des candidats. Ils ne feront rien du tout. Certains d’entre eux poussent le ridicule jusqu’à déclarer qu’ils attendent mon élection pour mettre le feu le jour de mon investiture !
Ceux que vous semblez tant sous-estimer vous ont fait retirer votre projet de réforme constitutionnelle le 23 juin dernier. Ne peuvent-ils pas imposer à nouveau un rapport de forces en votre défaveur ?
Ils nous ont surpris ce jour-là. J’ai commis une erreur d’appréciation. Jamais je n’avais imaginé qu’il y aurait des bagarres. J’ai péché par angélisme, estimant que les choses allaient se limiter à des passes d’armes verbales, alors que mes adversaires avaient ourdi un complot. Jamais un scénario de ce type ne se reproduira. Nous ne nous laisserons plus surprendre.
Vos détracteurs ne sont pas seuls dans leur combat. Ils sont soutenus par les Etats-Unis dont les officiels multiplient les sorties au vitriol contre vous. Pourrez-vous contenir toute cette pression ?
Quelle pression ? Personne ne peut exercer des pressions sur moi. Personne. Cela n’a pas de sens. Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Je travaille bien, j’ai des résultats… Evidemment, je prends quelquefois des positions qui gênent mais c’est ainsi. Je suis le dirigeant d’un petit pays mais je n’ai peur d’aucune puissance. Si je suis attaqué, je me défendrai. D’ailleurs, l’opinion est divisée aux Etats-Unis. Il y a des congressmen qui ont écrit au gouvernement américain pour lui dire qu’Abdoulaye Wade est l’ami de l’Amérique et qu’il a été l’unique dirigeant africain à avoir organisé une conférence internationale contre le terrorisme quand les Twin towers ont été démolis par des radicaux.
Si les pressions des Etats-Unis s’avèrent vaines, vous pouvez être disqualifié par le Conseil constitutionnel, s’il déclare votre candidature irrecevable. Envisagez-vous cette hypothèse ?
Pas du tout. Pas un seul instant. Et pour une raison simple : les juges du Conseil constitutionnel sont des connaisseurs du droit. Il y a même un agrégé parmi eux. Le raisonnement juridique qui valide ma candidature s’impose de lui-même. Il n’existe pas d’argument juridique solide pour la déclarer irrecevable. Ce n’est pas sérieux en droit de soutenir la thèse de l’irrecevabilité.
Et si, en dépit de tous vos arguments, le Conseil constitutionnel invalide votre candidature, que ferez-vous ?
Je ne pense pas que votre hypothèse puisse se produire. Cela me surprendrait. Mais bon, si par extraordinaire cela arrivait, je m’y plierais. Que voulez-vous que je fasse ? M’opposer à une décision du Conseil constitutionnel ? Je ne peux pas l’imaginer. Mais si les juges en décident ainsi, je vous laisserai tout ça entre les mains et je partirai.
Où partirez-vous ?
Chez moi, au Point E.
Envisagez-vous une vie après le pouvoir ?
Absolument. Je rêve de rester chez moi, au Point E, ou sur mon terrain à Yoff, pour recevoir les gens qui viennent solliciter mes conseils. J’ai envie d’écrire. Tout le monde me demande de rédiger mes Mémoires. J’ai quelques morceaux mais il faut que je les termine. Et puis j’ai des livres d’économie à écrire. Dans le cadre d’un combat scientifique, je veux rédiger des ouvrages qui remettent l’économie politique sur ses pieds.
(A suivre...)
Propos recueillis par Cheikh Yérim Seck
Aminata Tall vers la Présidentielle de 2012
Lundi 16 Janvier 2012 - 16:30:12
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le Lundi 16 Janvier 2012 à 06:14 | Lu 6878 fois
Aujourd’hui, elle est devenue la personnalité la plus courtisée du microcosme politique sénégalais. Il ne se passe de jour, sans que des émissaires ou des inconditionnels de Wade, Idy ou Macky ne viennent frapper à sa porte, pour lui demander de faire tabula rasa sur tout et de venir rejoindre leurs rangs. Tous courent derrière elle. Tout le monde lui fait la cour mais, de sources infaillibles, elle ne s’est encore prononcée pour personne. Elle n’a donné aucune suite favorable aux multiples requêtes des candidats déclarés, et nul ne peut être en mesure de dire aux côtés de qui, demain, elle arpentera les couloirs des prochaines élections qui profilent à l’horizon.
Qui parviendra à avoir le jackpot, en fin de compte? A qui Aminata Tall accordera-t-elle ses faveurs attendues, quand on sait que son apport sera déterminant dans le renforcement des capacités militantes, aussi bien pour le camp de l’opposition que pour celui du pouvoir ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres. Mais, si elle ne dit rien, Aminata Tall, il n’en demeure pas moins qu’elle prépare activement la prochaine campagne électorale. Sur la VDN, elle est en train de mettre sur pied le QG de son état major et, pour la logistique, a déjà acquis une dizaine de véhicules 4x4 qu’il est facile de trouver, garés devant son domicile. Ce ne sera pas tout, cependant. Ses tournées à l’intérieur du pays se feront à bord de 2 hélicoptères loués par des sénégalais de la diaspora, qui viendront compléter le dispositif mis en place pour son staff, et qui permettra de pouvoir visiter les endroits les plus reculés du territoire national. Toutes ces grandes entreprises sont destinées à lui garantir sa propre autonomie, en comptant sur ses propres forces mais, il n’est pas exclu qu’elle les mette à la disposition de celui qu’elle aura, elle-même, choisi. Qui sera alors l’heureux élu qui bénéficiera de tout cet appui, de cet énorme soutien ? C’est là où les supputations vont bon train car, avoir un personnage aussi emblématique à ses côtés, confère importance et autorité. Aminata Tall, n’a-t-elle pas été l’une des compagnes de première heure du Président Wade, au temps où, considéré comme un pestiféré, le Pds était peu fréquentable ? En dehors d’Awa Diop, n’est-elle pas la seule femme libérale à pouvoir revendiquer un statut d’actionnaire du Pds originel ? Ne s’était-elle pas montrée loyale, tout au long de son parcours, avec sa première formation politique, en combattant Idrissa Seck et, plus tard, Macky Sall, avec la dernière énergie, quand les intérêts supérieurs du Pds l’exigeaient, même si, par la suite, elle a refusé de participer à une chasse aux sorcières ? N’avait-elle pas, déjà, agi de la sorte avec Ousmane Ngom et Pape Diop qui ont connu des zones de turbulence dans leur parcours mais, avec qui elle continue d’entretenir d’excellents rapports ? . C’est donc cette dame respectée, très enviable et très enviée, cette grande intello qui ira aux prochains scrutins avec le compagnon qu’elle voudra. Mais, est-il utile d’ajouter qu’on se bouscule déjà au portillon, pour s’accorder ses faveurs ? |
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Deal entre Bara Tall et Youssou Ndour
Mardi 10 Janvier 2012 - 11:13:55
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Manu Dibango sur la candidature de Youssou Ndour
Lundi 9 Janvier 2012 - 18:44:43
Si Youssou Ndour ne cherchait qu’un coup médiatique, il l’a déjà réussi avec sa déclaration de candidature à la présidentielle de février 2012. C’est en tout cas ce que croit savoir l’artiste camerounais Manu Dibango, un des doyens de la musique africaine.
C’est à l’émission « Plus d’Afrique » diffusée sur chaîne de télévision Canal+ que Manu Dibango a été interrogé sur la candidature du président du mouvement « Fekke ma ci boole ». « C’est intéressant comme cas », commence par dire Manu Dibango. Qui poursuit : « C’est un très bon coup médiatique. » D’ailleurs, Manu Dibango estime que « Youssou Ndour a déjà gagné quelque chose » avec cette déclaration de candidature. Puisque, à l’en croire, « on en parle partout ».
Manu Dibango rappelle qu’il y a eu d’autres cas à travers le monde. Mais, dit-il, en Afrique, c’est une première. « Comme Youssou Ndour, c’est l’homme des premières, on verra ce que ça va donner », a indiqué l’artiste camerounais, avec un large sourire.
Nettali.net
Tanor investi début janvier
Vendredi 16 Décembre 2011 - 15:18:6
Le Parti Socialiste prépare activement la présidentielle de 2012. Ainsi, le comité central dudit parti qui s’est réuni, aujourd’hui, a-t-il décidé d’investir officiellement Ousmane Tanor Dieng candidat, au début du mois de janvier. Les leçons de l’implosion de Benno étant tirées, le Parti Socialiste se tourne désormais vers l’avenir. «Il faut se tourner vers l’avenir, en mobilisant la base, en direction de la présidentielle de 2012», a précisé Serigne Mbaye Thiam. Qui ajoute: «nous voulons que le congrès d’investiture : prévu début janvier : soit le premier tour de l’élection présidentielle du 26 février 2012». Le Parti Socialiste engage, ainsi, tous ses responsables, pour que cette activité connaisse une grande mobilisation
Le PDS en congrès pour l'investiture de Me WADE
Jeudi 15 Décembre 2011 - 14:35:47
Sékou Dianko DIATTA
Macky SALL parle de Idrissa SECK en précampagne
Mardi 13 Décembre 2011 - 14:18:45
Macky Sall, candidat à la présidentielle : ‘Je ne crois pas qu’Idrissa Seck puisse être élu’
S’il y a quelqu’un qui doit répondre sur les fameux 7 milliards taïwanais, c’est peut-être Abdoulaye Wade.C’est l’avis de l’ancien Premier ministre Macky Sall qui était hier de passage à l’émission perspectives 2012.Le candidat à la présidentielle estime que son ex-’frère’ Idrissa Seck n’a fait qu’inventer une bulle, un scandale qui n’existe pas. Sorti fraîchement de son congrès d’investiture, Macky Sall soutient que son parti n’a dépensé que 120 millions pour cette manifestation.Ce leader que plusieurs sondages donnent gagnant en 2012 estime qu’un candidat à l’élection présidentielle ne doit pas tomber du ciel : il a un parcours, un vécu, qu’on juge les engagements d’aujourd’hui par rapport aux vécus de chacun.
Macky SALL: certainement pas par superstition, au contraire nous avions voulu innover, oser également relever un défi par nous-mêmes. Diamalaye comme vous l’avez dit a été la place où Mame Limamou Laye a fait reculer la mer. C’est donc une place très importante pour la communauté religieuse sénégalaise, c’est également la place où Serigne Touba au départ de l’exil a fait ses deux prières: donc tous ces symboles étant importants. En plus nous voulions trouver une place assez ouverte qui ne soit pas un stade compte tenu des risques. Nous ne voulions pas prendre de risques. Nous voulions aussi un événement populaire en même temps, donc cette place s’est offerte à nous. Mais il faut dire que c’était un pari fou au départ, je dois dire d’ailleurs que beaucoup n’étaient pas d’accord, mais finalement je crois que le jeu en valait la chandelle.
Alors, vous avez mis les petits plats dans les grands. Vous aurez casqué des centaines de millions. D’où Macky Sall tire-t-il toutes ses ressources ?
D’abord il faut rétablir les choses. On n’a pas casqué des centaines de millions. Nous avons casqué une centaine de millions : cent vingt (120) millions plus précisément. Cela a été le coût de ce congrès. Cent vingt millions c’est beaucoup, mais c’est en même temps à la dimension de notre coalition et aujourd’hui de notre parti. Nous avions voulu convier simplement au congrès les quatre mille représentants des comités de l’Apr. Pour rappel un comité c’est cent personnes, donc cela nous fait quatre cent (400) mille personnes qu’on ne peut pas tous amener à Diamalaye. Nous avons choisi deux par comité, c’était un choix difficile. Finalement, le choix qui s’est imposé à nous était de transporter le peu qu’on pouvait à raison de cinq cent (500) mille francs par département, ce qui fait que les départements périphériques n’ont pu avoir qu’un car que le parti leur a offert, mais on s’est rendu compte que les militants eux-mêmes ont donné trois fois, voire cinq fois plus que ce que le parti a donné. Donc, il faut bien comprendre une chose pour ce budget. A 80 % il a été mobilisé par les militants et sympathisants du parti. Il a également été donné par beaucoup de Sénégalais qui ont voulu soutenir nos efforts, donc, nous n’avons pas eu de difficultés majeures. Et pour l’anecdote, nous avions au départ commandé quinze (15) mille boubous pour les femmes mais c’était devenu une goutte d’eau. Et elles-mêmes du fait qu’elles achetaient le boubou, elles ont mobilisé 22,5 millions de francs le mercredi. Donc, ce sont les efforts de militants. Comme aussi pour la caution, ils se sont mobilisés et ont décaissé. C’est une approche nouvelle de la politique que je voudrais saluer.
Quel bilan tirez-vous de ce congrès d’investiture ?
C’est un bilan extrêmement positif et il a été l’aboutissement de tout un processus d’efforts depuis la création de notre parti le 1e décembre 2008. Nous avons pris le temps d’aller à la rencontre de nos compatriotes. Nous avons visité les villages, les hameaux et la diaspora pour être à l’écoute, regarder et appendre de nos compatriotes l’état des difficultés du pays, la nature de la demande sociale, ce que l’Etat a fait et ce qu’il n’a pas fait. C’est cette affection, cette fusion qui a permis la réussite du congrès, car tout le monde voulait venir. Et ils sont venus de partout, tout le Sénégal pour marquer une volonté en direction de février 2012. Quelque chose de nouveau est né samedi dernier, c’est la première fois dans l’histoire politique qu’un parti d’opposition, à travers un congrès d’investiture, puisse mobiliser et sa coalition une foule aussi nombreuse et aussi déterminée.
‘Je n’ai pas donné d’argent, d’ailleurs je n’ai pas d’argent à donner à un quelconque leader, donc ce ne sont pas des rapports d’intérêt qui me lient à ces leaders’.
Vous êtes le candidat de la coalition ‘Macky 2012’, qu’est-ce qu’elle représente, autrement dit quels sont ses atouts ?
C’est une coalition originale. D’abord je suis à la tête d’une coalition de vingt-neuf partis politiques et quatre mouvements citoyens compte non tenu des mouvements de soutien. Nous en avons déjà plus d’une trentaine. Notre coalition est une fédération de leaders de partis politiques issus d’une part de Bennoo, de la Cap 21, des partis non alignés mais aussi des partis indépendants. Notre règle c’est de nous élargir, d’accepter de mettre de côté notre côté partisan. Ces leaders ont compris que la patrie était plus importante que le parti et qu’ensemble nous pouvions agir et transformer positivement notre Sénégal. C’est à la portée des Sénégalais et notre coalition et la qualité des hommes et des femmes qui la constituent me réconforte sur les efforts que je dois mener pour accompagner ce mouvement.
Que pèsent-ils au plan électoral, ces partis et ces mouvements qui vous soutiennent ?
Je voudrais vous retourner la question. Que pèsent les autres pour qu’on se demande ce que mes partisans pèsent. Attendons les élections pour voir ce que les autres pèsent. Le poids des partis est très relatif puisque les partis naissent, grandissent et meurent : C’est le cycle de vie. Aujourd’hui, il y a des partis qui sont sur la pente décadente et qui vont sombrer au soir du 26 février et d’autres vont naîtrent. Donc attendons et ne faisons pas de caractérisation. Les partis politiques sont d’égale dignité, les leaders sont d’égale dignité. Je me réjouis de cheminer avec des hommes et des femmes de qualité. Je n’ai pas donné d’argent, d’ailleurs je n’ai pas d’argent à donner à un quelconque leader, donc ce ne sont pas des rapports d’intérêt qui me lient à ces leaders. Ce sont des rapports de respect et de confiance et je sais que parmi eux il y a des députés que je n’ai pas amenés à l’Assemblée nationale, c’est par leur travail qu’ils sont au Parlement. Il y a des professeurs d’université, des médecins. Il y a toutes sortes de leaders qui se retrouvent dans cette coalition. Des candidats déclarés ont renoncé et ont rejoint la coalition ‘Macky 2012’, qui, en réalité, devait porter un autre nom. Mais je suis convaincu qu’il y a la jeunesse, la compétence, le patriotisme et l’engagement des leaders et de leurs militants. C’est cette union qui pourra créer une dynamique de victoire en 2012.
A part ces atouts de la coalition, quels sont ceux de Macky Sall pris individuellement et qui pourraient amener les Sénégalais à voter pour vous plutôt que pour un autre ? Et quelles sont aussi vos faiblesses selon vous ?
Le moi est haïssable. Je n’aime pas parler de moi, ce n’est pas ma nature ni mon style, c’est donc aux gens de me juger. C’est aux gens de dire si je suis digne de confiance ou si je suis capable de diriger ce pays. Par contre, je sais que mes paroles sont conformes à mes actes. Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis. Quand je ne suis pas d’accord je ne m’engage pas. Même si la terre devait se retourner je ne m’engage pas. On ne peut pas m’imposer des points de vue. Cependant, quand je m’engage, je le fais à fond, je ne me renie pas et je l’ai dit d’ailleurs, lorsque je devais quitter l’Assemblée nationale. Mon parti d’origine, le Pds à l’époque, j’avais dit qu’il faille me renier pour survivre politiquement je dis non. Alors les Sénégalais sont à la croisée des chemins, ils ont besoin de choisir un leader qui doit conduire avec toutes les forces vives de la Nation notre pays vers des cimes et des lendemains meilleurs. Pour ça, on juge d’abord sur les qualités et qu’on confonde nos engagements par rapport à nos parcours, parce qu’un candidat à l’élection présidentielle ne doit pas tomber du ciel : il a un parcours, un vécu, qu’on juge les engagements d’aujourd’hui par rapport aux vécus de chacun.
Pensez-vous avoir un pedigree qui plaide en votre faveur ?
Je pense que je suis un Sénégalais engagé dans la bataille de la construction de mon pays. Je fais de mon mieux. J’ai servi loyalement le pays, j’ai été suffisamment honnête dans mon engagement pour le Sénégal et je pense que sur cette base je suis fondé à pouvoir poursuivre cet objectif de servir davantage au niveau le plus élevé.
Pour en finir avec le congrès, on aura noté la présence d’Idrissa Seck. Comment avez-vous apprécié sa présence ?
D’abord, il faut dire qu’il y a eu la présence de tous les leaders qui étaient au Sénégal.
Mais c’est celle d’Idrissa Seck qui a attiré l’attention.
Idrissa Seck était là et je m’en réjouis. Je l’ai invité comme j’ai invité les autres leaders, il a tenu à venir et je le remercie pour cela comme j’ai remercié le doyen Amath Dansokho et tous ceux qui ont tenu à honorer de leur présence.
Vous avez signé la paix des braves ?
Quelle paix des braves ?
Il y a eu des échanges entre vous. Il vous a attaqué.
Je ne réponds pas aux attaques, c’est ma philosophie, il n’y a pas eu donc de hache de guerre parce qu’il faut être deux pour faire un conflit.
Il vous demande des comptes…
(Rires). Ca me fait rire vraiment, parce que cette histoire de Taïwan est drôle. Par la magie de la communication, on veut inventer un scandale qui n’existe pas. Aujourd’hui j’aurais détourné sur les sept milliards que le président a bien voulu à un moment mettre à la disposition du gouvernement qu’on m’aurait imputé cela. C’est cela ma responsabilité, ce n’est pas à moi d’ouvrir l’argent, ce n’est pas mon problème. Ce n’est pas moi qui suis allé chercher de l’argent j’ai seulement géré, donc on ne peut m’interpeller que sur la gestion. Y a-t-il eu sept milliards dépensés ? Oui ils ont été dépensés et je mets quiconque au défi de prouver le contraires. Mieux, je dis que si lui (Idrissa Seck : Ndlr) a des éléments compromettants, la justice sénégalaise est là je lui demande de les déposer et je répondrai allégrement à la justice. Je n’ai rien à me reprocher. Mais, on brandit une affaire dans la presse, on manipule des organes, on mobilise les réseaux Internet et en fait une bulle alors que les vrais problèmes ne sont pas posés, ce qui est dommage.
Cela veut dire que vous n’êtes pas inquiété par les députés qui menacent de mettre en place une commission d’enquête ?
Si l’Assemblée nationale le souhaitait, parce que c’est le contrôle parlementaire, elle peut faire une commission et si elle me convoque je viens. Je suis un républicain mais je ne leur dirai pas plus que ce que je vous ai déjà dit, parce qu’il y a rien d’autre. Sinon, c’est celui qui a donné qui doit répondre.
‘Je suis moi-même une victime réelle de ce manque d’Etat de droit. Il faudrait que le pouvoir judicaire exerce la souveraineté de son pouvoir’.
Idrissa Seck a promis de vous soutenir en cas de second tour. Prenez-vous l’engagement de le soutenir si vous n’êtes pas au second tour ?
Je l’ai dit au moins deux ans avant lui. C’est au Cdeps de Kaolack en avril 2009 parlant de la problématique de la candidature plurielle au sein de Bennoo, j’avais dit qu’il faut que Bennoo s’accorde pour soutenir le candidat le mieux placé au deuxième tour. Je m’engageais, si jamais je n’étais pas à ce niveau, à soutenir le candidat le mieux placé y compris lui, pourquoi pas ?
S’il s’appelait Idrissa Seck ?
Si le choix des Sénégalais c’est Idrissa Seck, je le respecterai. Mais je ne le pense pas.
Quels sont les axes majeurs concernant l’éradication de la pauvreté ?
Mon ambition, c’est de construire et d’indiquer le chemin du véritable développement. Cela suppose cinq axes majeurs sur lesquels je vais passer rapidement. Mais le premier aspect le plus important, c’est de mettre un terme à l’injustice sociale. Notre pays connaît une injustice criarde que ce soit dans le domaine de la couverture maladie qui est le domaine le plus sensible. Imaginez un Sénégalais qui tombe malade et qui n’a pas de couverture maladie ni d’assurance maladie. En milieu rural, il faut faire des kilomètres pour arriver au poste de santé qui ne dispose pas très souvent de médicaments. En plus, avant toute chose, on vous dira d’aller faire une radiographie ou un scanneur. Croyez-vous qu’un Sénégalais qui a moins de cinq (500) francs par jour et parfois qui ne l’a pas peut faire face à une telle situation ? Et il n’y a rien qui est prévu pour apporter une solution à ce type de problème social. Je ne parle pas des hémodialysés. Le Sénégal a très peu de capacités. Les gens quittent des zones lointaines pour se faire dialyser avec le coût auquel ils doivent faire face. Malgré les efforts du gouvernement la dialyse reste hors de portée de la majorité des Sénégalais. Il en est de même pour d’autres maladies comme le diabète. Il nous faut donc trouver une solution sur la prise en charge des malades afin d’arriver à une couverture maladie universelle.
Nous avons environ 80 mille agents de la fonction publique, 230 mille salariés du secteur privé, c’est à peine 300 mille personnes qui ont un revenu net maîtrisé sur une population de 13 millions, voilà le défi. Comment couvrir les besoins en assurance-maladie des paysans. Comment couvrir tous ces chauffeurs qui sont au quotidien sur les routes avec le taux d’accident. Donc l’enjeu est de construire, une caisse nationale de solidarité-maladie qui soit transparente. Cette construction devrait permettre de prendre en charge ces catégories qui sont pour l’instant laissées en rade.
‘Si je suis élu président de la République, un enfant ne restera plus à la maison, parce que sa maman ne peut pas lui assurer le minimum pour qu’il aille à l’école’
Je parle également des mères de famille qui n’ont pas de revenu nécessaire pour accompagner leurs enfants à l’école. Par rapport à cette catégorie, si je suis élu président de la République, un enfant ne restera plus à la maison, parce que sa maman ne peut pas lui assurer le minimum pour qu’il aille à l’école. On donnera une bourse de sécurité familiale, une somme de 100 mille francs par an pourrait concerner au minimum 250 mille familles pour les accompagner. Je me rappelle de nos temps les fils de paysans avaient des bourses à partir de la sixième. Ils allaient au collège et au lycée avec un internat pour manger et dormir et ils faisaient leurs études. Avec les politiques d’ajustement tout cela a été remis en cause. Aujourd’hui les mêmes bailleurs savent d’ailleurs qu’il faut revenir à la cantine scolaire et grâce à certains programmes on y revient progressivement. Mais il faudra le faire de façon systématique pour les catégories vulnérables. Le deuxième axe c’est de construire les bases du développement parce qu’un développement suppose des infrastructures. Vous avez d’abord les routes, mais les routes ce n’est pas seulement l’autoroute et la corniche la plus belle.
Mettre une centaine de milliards sur moins de 20 km ce n’est pas ça le développement. Et c’est pourquoi malgré les milliards injectés dans le secteur des infrastructures, elles n’impactent pas sur la croissance, parce que les investissements n’ont pas été judicieux et ils ont été très chers. La compétition n’a pas été suffisamment optimale pour impacter sur la croissance. Donc nous disons qu’il faut des infrastructures d’abord vers les zones de productions agricoles. Il s’agit ici des fameuses pistes de production. Il nous faut développer dans la zone sylvo-pastorale, un réseau densifié de forages puisque les pasteurs sont fatigués, ils sont stressés, il faut des forages des pistes de production, de l’énergie. Si ces questions ne sont pas réglées, si on parle de développement, on va juste causer, mais on n’avancera pas.
Les bases du développement c’est aussi la formation professionnelle. Nous avons trop négligé la formation professionnelle puisqu’au lendemain des indépendances du fait que le colon voulait avoir des interprètes dans les tribunaux, des commis d’administration, on a pensé que tout ce qui est manuel est avilissant. Et personne ne voulait mettre ses enfants dans le secteur de la formation professionnelle, l’Etat lui-même n’a pas voulu injecter de l’argent dans la formation professionnelle. Or si vous prenez des économies comme l’Allemagne, elles se sont appuyées sur le volet de la formation professionnelle pour avoir un tissu industriel aussi développé et aussi compétitif.
Le troisième acte, c’est d’assurer une productivité développante. Le développement, c’est la production, mais si on passe son temps à consommer, je pense qu’on ne se développera jamais. C’est ça la différence pays industrialisés et nous-mêmes qui sommes des consommateurs de tout qui ne produisons rien du tout. Il nous faut produire de la valeur ajoutée, il nous faut transformer nos productions agricoles, céréalières. Nous avons énormément de fruits mais nos jus nous viennent d’Indonésie, d’Egypte et d’ailleurs. Ce n’est pas normal. Il faut que l’on puisse transformer l’arachide, nous avons d’ailleurs dans notre coalition, un industriel qui a eu une expérience intéressante à fatigue dans la transformation de l’arachide en chocolat.
Quatrième axe, c’est de développer un modèle démocratique respectable. Parce que tant que nous n’avons pas un Etat de droit, tant que la démocratie n’est pas viable, tant que l’Etat ne fonctionne pas selon des principes républicains, tout ce que nous voulons construire, nous ne pourrons pas le faire. Puisque ceux qui vont diriger ne se sentiront pas responsables devant les populations. Ils ne rendront pas compte. Ils feront des options hasardeuses qui nous coûteront les yeux de la tête sans conséquences. Donc le budget lui-même ne sera pas optimisé dans son utilisation et dans sa répartition. Donc la démocratie, elle est fondamentale. Il faut l’équilibre entre les Institutions. Je suis moi-même une victime réelle de ce manque d’Etat de droit. Il faudrait que le pouvoir judicaire exerce la souveraineté de son pouvoir. Au moment où d’ailleurs on est en train de faire des malheurs à la cour des comptes, je dis ici que si je suis élu, la cour des comptes accédera aux comptes de la présidence de la République, elle accédera aux comptes de l’Assemblée nationale. Donc elle sera renforcée et nous aurons une chambre régionale des comptes puisque je compte développer une politique de déconcentration et de décentralisation accrue et les budgets transférés seront exécutés dans les régions, les marchés se feront dans les régions. La Cour des comptes, l’Ige et tous les corps de contrôle suivront le mouvement, ce qui donc va désengorger Dakar et les environs. Le cinquième et dernier axe, c’est de nous occuper de la paix, de la sécurité, de l’intégration économique africaine.
‘Si je suis élu, la première chose que je vais faire, c’est l’audit des comptes de la Nation’.
Quelles solutions préconisez-vous pour la résolution définitive de la crise casamançaise ?
La paix en Casamance va être un volet extrêmement important de notre action parce que le Sénégal a payé un tribut très lourd. Beaucoup de sang a été versé en Casamance et les Casamançais ont longtemps souffert par ce conflit. Il s’agira donc d’instaurer un dialogue national ouvert inclusif en y incluant toutes les parties intéressées par ce conflit y compris nos partenaires de la Gambie et de la Guinée-Bissau.
C’est cela la solution selon vous ?
C’est la recherche de solutions. Je ne serais pas péremptoire pour dire que j’ai la solution. Cela n’aurait pas de sens parce que cela fait trente ans que le conflit est là. Mais je peux m’engager et je mettrai tous les efforts nécessaires pour arriver à une solution rapide et durable.
Wade avait promis de régler le conflit en Cent jours, vous vous donnez combien de temps pour y arriver ?
Je ne m’engage pas des délais irréalistes. La preuve, ça a fait long feu. Je crois que vous pouvez d’ailleurs l’inviter et lui poser la question. Je pense que si on se donne les moyens d’engager sincèrement le dialogue entre les franges restantes du Mfdc, l’Etat du Sénégal, de toute la société civile casamançaise mais aussi de toutes les bonnes volontés sénégalaises, gambiennes et Bissau-Guinéennes, avec un nouveau pouvoir nous pouvons arriver à la paix.
Il vous sera quand même très difficile de critiquer le bilan du régime libéral puisque vous êtes en partie comptable d’une bonne partie de ce que les libéraux ont fait dans ce pays.
Oui je suis comptable de ce que j’ai fait. Mais je ne suis pas comptable de ce que je n’ai pas fait. J’assume ma part de responsabilité dans ce que j’ai fait. L’alternance a été le choix des Sénégalais. Ca été un combat de plusieurs années. Un combat de démocrates qui a permis en 2000 de changer le parti socialiste et mettre Abdoulaye Wade à la tête du pays. Et nous l’avions accompagné bien des années avant l’alternance. Nous sommes venus avec lui, nous avons exercé avec lui jusqu’à notre rupture. On a été ensemble quand ça a été possible, quand il n’était plus possible de cohabiter avec lui nous avons assumé. J’ai démissionné du Pds, on ne m’a pas exclu. Quand je ne peux plus m’épanouir dans mon groupe, quand mon propre parti ne me donne plus l’espace vital pour exercer, je pense que je ne peux plus rester là-bas. Ce n’est pas parce que j’étais président de l’Assemblée nationale ou que je pouvais occuper une autre sinécure que je devais rester. C’est moi qui ai pris la décision de démissionner.
Dites plutôt qu’on vous a obligé à démissionner ?
Non, on a poussé des gens à pire que ça et ils sont restés. Mais moi, il y a des principes sur lesquels je ne peux pas bouger. On m’a poussé à démissionner ? oui. On m’a demandé de démissionner, j’ai refusé parce que je n’avais pas à démissionner simplement pour avoir envoyé un courrier. Une demande de l’Assemblée nationale qui n’était d’ailleurs pas mon courrier. Ce sont les députés qui ont demandé à auditionner l’Anoci, la moindre des choses pour le président de l’Assemblée nationale c’était de convoquer. C’est que j’ai fait. Et voilà la source du conflit. Ensuite on m’a demandé de partir, j’ai dit ‘non, vous confondez serviettes et torchons, ce n’est pas parce qu’on est dans le même parti que pour l’Institution quand je prends mes responsabilités je dois vous rendre des comptes’.
Ensuite ils ont brandi des menaces et tout, mais en vain. Finalement la Constitution a été changée pour me destituer. C’est ça qui est d’ailleurs drôle. Je les entends maintenant défendre la candidature de Wade en criant que la loi ne peut pas être retro-active. Mais je leur dis qu’ils ont la mémoire courte car la loi qui a destitué Macky Sall a été d’application immédiate. Donc c’est une loi constitutionnelle. Donc mon mandat qui était de cinq ans a été ramené à un an. Ils ne se sont pas arrêtés-là. Ils ont pris une autre loi du règlement intérieur qui dit que les députés peuvent virer le président de l’Assemblée nationale quand ils le veulent donc ils votent et il est destitué. En conséquence, aujourd’hui, je dis que les deux mandats on ne peut pas y revenir. C’est clair comme l’eau de roche, Wade n’a pas le droit de se présenter en 2012.
Vous avez cité tout à l’heure l’Anoci piloté par Karim Wade qui est cité dans beaucoup de scandales financiers. Est-ce qu’en cas d’élection de Macky Sall, le fils du président de la République va rendre des comptes ?
Ah oui, si je suis élu, la première chose que je vais faire, c’est l’audit des comptes de la Nation. Il faut que je sache dans quel état j’ai trouvé le Sénégal. Du point de vue des engagements financiers et extérieurs. Quel est le niveau de la dette, on passera aux grands projets pour faire l’audit. On fera l’audit du foncier également. Mais je ne ferai pas ici de procès d’intention. Ce n’est pas ça mon objectif. Par contre si quelqu’un est fautif sur cette question on lui appliquera la loi comme tout le monde. Mais je ne m’acharnerais pas sur quelqu’un parce qu’il est le fils du chef de l’Etat. Si ces audits objectifs qui ne seront pas une chasse aux sorcières révèlent des manquements graves, la suite qui devra être donnée sera donnée conformément aux lois et règlements du pays. Rien de nouveau ne sera créée. Comme dit Lavoisier rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme. A suivre
Réalisé par Georges Nesta DIOP, Pierre Edouard FAYE (Walf Tv) et Charles. Gaïky DIENE
Walf
La mobilisation pré campagne de Macky SALL
Lundi 12 Décembre 2011 - 19:16:47
Au-delà de l’écume des vagues qui se sont abattues, samedi, sur la plage de Diamalaye, le congrès d’investiture de Macky Sall a été une messe de requiem pour Bennoo Siggil Senegaal. La coalition, étouffée à mort par les querelles de préséance entres ses leaders, particulièrement Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng, a eu droit un enterrement de première classe. La candidature du Président de l’Alliance pour la République (Apr) a, en effet, sonné le glas de l’Hydre Bennoo qui n’a pu survivre aux ambitions de chacune de ses têtes. (Premiere Ligne).
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IDRISSA SECK SUR SES RELATIONS AVEC MACKY SALL : «Ce qui est important, c'est ce qui nous unit : travailler pour le Sénégal, pour débouter Wade hors du pouvoir...»
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Accusant ses ex-alliés de Bennoo de «complot, putsch et conspiration» : Tanor Dieng jette l’anathème sur Niasse et le comité de facilitation
Aussi, en rassemblant des milliers de personnes à la plage de Diamalaye, Macky Sall a-t-il réussi un grand coup politique. Le Président Abdoulaye Wade a été la cible déclarée du leader de l’Apr lors de ce congrès, mais en réalité, ce dernier a, subrepticement, lancé un défi aux autres candidats de l’opposition qui n’ont plus, désormais, le droit de faire moins. Ils devront battre le record d’affluence de Macky Sall lors de leurs congrès d’investiture respectifs. Autrement, leurs chances de remporter l’élection présidentielle de 2012 seront compromises. Ce ne sera pas une sinécure, cependant. Car le leader de l’Apr a placé la barre très haut. Surtout que Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng risquent de subir les contrecoups de la dislocation de Bennoo. En effet, les Sénégalais acquis à la cause de cette coalition ont été dépités par les atermoiements de ces derniers qui avaient semé en eux cet espoir d’unité. Ce désenchantement pourrait leur être fatal.
Par ailleurs, la réussite du congrès d’investiture de Macky Sall aura forcément des répercussions sur la configuration du M23, affecté par la désagrégation de Bennoo. Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse ont porté un coup de grâce à Bennoo Siggil Senegaal qui était déjà fragilisée par les départs de Talla Sylla et de Cheikh Bamba Dièye, mais surtout par la posture de certains de ses membres comme Macky Sall et Landing Savané qui défendaient la candidature plurielle limitée. Les querelles de leadership qui ont eu raison de la défunte coalition pourraient donc être transposées dans ce mouvement. En tout cas, Macky Sall, qui est membre de ce regroupement politique dont l’unique objectif déclaré est le combat contre la candidature du Président Wade, pourrait être désormais tenté d’imposer son leadership au sein de ce mouvement. C’est ainsi qu’il faut comprendre la réaction désespérée d’Alioune Tine qui tente de prendre les devants en annonçant, au pied levé, un « congrès du peuple » contre la candidature de Me Wade. En réalité, c’est une riposte au succès du congrès d’investiture de Macky Sall. Un réflexe de survie pour Alioune Tine qui a voulu utiliser le M23 comme antichambre pour la candidature unique de Bennoo. Le Président de la Raddho est conscient que, sans ce mouvement, il ne saurait peser sur la prochaine élection présidentielle. Son combat, c’est de rester à la tête du M23 pour compter sur l’échiquier politique. Que la candidature de Me Wade soit invalidée par le Conseil constitutionnel ou pas, ce qui importe à Alioune Tine, c’est d’avoir une existence politique dans l’opposition en perspective de la présidentielle. Donc, pour rien au monde, il ne cédera le leadership à Macky Sall au sein du M23, même s’il n’est pas un porteur de voix.
Mais s’il est quelqu’un qui a reçu une douche froide lors du congrès d’investiture de Macky Sall, c’est bien Idrissa Seck. A l’instar d’Ousmane Tanor Dieng et de Moustapha Niasse, les leaders de l’Apr et de Rewmi se livrent un duel dans la guerre présidentielle. Le second a d’ailleurs lancé des attaques contre le premier en lui demandant de faire la lumière sur les « 7 milliards de Taïwan ». Macky Sall esquive, mais n’arrive point à occulter le débat. Jusqu’ici ses réponses laconiques n’ont convaincu personne. Les hostilités ont bien commencé entre les deux hommes. C’est donc avec une grande surprise que les Sénégalais ont vu Idrissa Seck au congrès d’investiture de Macky Sall. Rien d’anormal à première vue. Mais dans le contexte du bras de fer qu’ils se livrent cette présence prend une autre signification. Idrissa Seck était-il venu assister à l’échec du congrès de Macky Sall ? Rien n’est moins sûr. Il ne peut pas en tout cas contester la gestion du leader de l’Apr par rapport aux fonds taïwanais – et qui pose un problème d’éthique et de bonne gouvernance dans la conduite des affaires publiques – pour revenir s’afficher à ses côtés. Il y a ici une incongruité abstruse. Une erreur stratégique dans la démarche politique d’Idrissa Seck. Le leader de Rewmi a été manifestement surpris par la réussite du congrès de Macky Sall. Il sait que c’est un défi qui lui a été particulièrement lancé.
Amadou DIOUF
Bitimrew
Le clash entre Tanor et Niasse continu
Lundi 12 Décembre 2011 - 16:12:54
Le pacte de non agression par Macky SALL
Jeudi 8 Décembre 2011 - 16:17:13
Pour éviter de faire le jeu du pouvoir, Macky Sall invite les différents candidats de l'opposition à la signature d'un pacte de non-agression
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“Il y a des partis aujourd'hui qui se sont spécialisés dans la destruction de l'image de Macky Sall”
Le président de l'Apr poursuit: “Lorsqu'on balance des sondages tous azimuts pour montrer que nous sommes de loin derrière c’est-à-dire troisième ou quatrième, si c'était le cas, on ne devrait pas s'aliéner avec des candidats qui pourraient être des secours au second tour. Je pense qu'il y a des partis aujourd'hui qui se sont spécialisés dans la destruction de l'image de Macky Sall qui est une image de sérieux et de crédibilité et qui passe leur temps avec les médias privés, avec les sites dans Internet et, ce sont des bataillons de personnes qui sont mobilisées journalière ment payées à la tâche pour essayer de mettre de la souillure sur ma candidature et sur ma personne”. Mais avertit-il, “c'est peine perdue, parce que le mensonge ne prendra jamais le dessus sur la vérité. Donc ce n'est pas d'être dans la polémique stérile qui n'apporte rien au pays, ce n'est pas d'être dans la manipulation de l'opinion, par presse interposée, ce n'est pas dans la fabrique d'articles pour souiller nos adversaires, notre éthique nous empêche de faire cela et de descendre aussi bas. Nous laissons la responsabilité à ceux qui ont choisi ce mode de combat. Mais nous poursuivrons notre combat inlassablement et de façon déterminée pour triompher au soir du 26 février”.
“Le premier d'entre nous qui arriverait au second tour devrait avoir le soutien de tous les autres candidats”
S'agissant des alliances et des soutiens au second tour, Macky Sall dit avoir été le premier leader politique sénégalais à avoir dégagé cette position. “C'était au mois d'avril 2009 au lendemain des élections locales, à l'époque le prétexte était la défense de la ligne pour la candidature plurielle ou multiple. Et j'avais dit à Kaolack que la meilleure option pour Bennoo devrait être de s'orienter vers la pluralité des candidatures. Donc le premier d'entre nous qui arriverait au second tour devrait avoir le soutien de tous les autres candidats. Et je ne me suis pas limité à ce niveau, j'avais rajouté à l'époque qu'en ce qui nous concerne pour l'Apr si jamais nous n'étions pas au second tour, ce que certains camarades m'avaient reproché, que nous soutenions le candidat le plus placé. Je ne peux pas dégager une position et deux ans après pour répéter la même chose. Nos camarades de Bennoo savent qu'à cette époque, c'est moi qui étais choisi par les leaders pour introduire la réflexion sur la problématique de la candidature et l'Apr avait beaucoup travaillé et nous avions produit un document qui est là, donné à Bennoo sur la pertinence de la pluralité des candidatures au sein de Bennoo. Nous n'avions pas été suivis à l'époque, mais je pense que l'histoire a montré que nous avions raison”. Mais “si les Sénégalais estiment qu'il y a un candidat plus méritant que moi, je le suivrais pourvu qu'il soit sur la bonne ligne et en ce moment j'accepterai le choix du peuple, mais je suis convaincu que par rapport, à ce que je vois et à la poule que je constate, que nous sommes devant et nous allons essayer de ne pas nous laisser divertir”.
“Depuis que j'ai quitté Abdoulaye Wade, je ne lui ai pas parlé au téléphone une seule fois”
Pour ce qui concerne mes relations avec Wade et son fils, , le leader de l'Apr précise: “Encore une fois, nous ne faisons pas de combine, je suis très loin d'un plan autre que de dégager le pouvoir du Pds en 2012. Il n'a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. On ne peut pas m'accuser de proximité avec le pouvoir si on est sérieux. Depuis que j'ai quitté Abdoulaye Wade, je ne lui ai pas parlé au téléphone une seule fois. Alors c'est au détour d'une question de journaliste de jeunes Afrique que j'ai répondu sur nos rapports. Vous savez quant, on sort les questions de leur contexte, on peut en faire ce que l'on veut, mais il est clair que s'il y a un plan B c'est certainement pas Macky Sall et l'Apr parce que notre combat est clair. Nous voulons enlever le Pds du pouvoir et abréger la souffrance des Sénégalais et c'est dans cela que nous sommes depuis trois ans, de façon non équivoque. Qu'on n'attende pas de moi, d'être la béquille de Wade ou de son pouvoir. Ni les actes que je pose au quotidien, ni les actes de l'Apr ne permettent à un observateur sérieux et averti de tenir une telle thèse”. En tout cas une chose est sûre pour Macky Sall: “l'un des actes qui serait posé au lendemain de notre victoire, c'est de faire l'état des lieux. Par exemple dans quel état nous aurons trouvé le Sénégal, dans quel état sera la dette du Sénégal, dans quel état nous allons trouver les finances du Sénégal, le foncier, qu'il soit rural ou urbain. C'est sur la base de l'évaluation objective qui sera faite que toute mesure sera prise à l'avenir, mais on ne peut d'emblée se jeter dans la spéculation. Nous ne sommes pas dans la logique de chasse aux sorcièrs ou de combine Beurée”.
Jacques Ngor SARR
( Le Populaire )
Le problème Idrissa Seck (Par Cheikh Yérim Seck).
Mardi 29 Novembre 2011 - 15:16:1
Malgré cela, Idrissa Seck demeure le problème de tous ces candidats et de toutes ces coalitions. Il le sait et va à la bagarre avec des atouts certains. C’est une bête politique, le meilleur en politique des « fils » de Wade, il a une organisation qui ne laisse pas un seul espace au hasard et à l’improvisation, il a un ascendant certain sur les foules, parce que génial orateur, et a à sa disposition d’énormes moyens qui le rendent redoutable du point de vue de la logistique. Il a un directoire de campagne constitué de bons exécutants qui pilote une machine électorale à la tête de laquelle se trouve Léna Sène, recrutée avec un sens aiguisé de la communication et du réseau que sa stature peut drainer vers Rewmi, sans compter l’effet Condeleezza Rice sur les masses populaires. Rajoutez-y l’armada traditionnelle qui accompagnera sa campagne sans nul doute à l’américaine, et la perception qu’il voudra faire paraître d’une équipe prônant l’alternance générationnelle, de celle qui crée un Etat de type moderne pour servir l’intérêt général, qui martèle inlassablement l’idée de rassemblement, et vous avez le portrait d’un candidat qui va à la bagarre pour la gagner. Même si ça doit saigner. Il est prêt à prendre la posture de celui qui va prendre tous les coups, ce qui lui laissera la latitude et le plaisir de les rendre, donnant à ce western une dramaturgie qui fera de cette campagne un moment jamais vécu dans l’histoire de notre pays. Un moment éminemment politique. Politiquement épique, comme les aiment les Sénégalais. Idrissa Seck fera mal dans tous les cas de figure : il gagnera ou fera perdre.
Youssou Ndour aurait été reçu par Me WADE
Lundi 28 Novembre 2011 - 14:22:36
Abdoulaye Wade a reçu Youssou Ndour après l’annonce de l’entrée en politique de ce dernier.
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Abdoulaye Wade peut-il être réélu sur la base de son bilan ? (Par Cheikh Yérim Seck)
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Les dessous du deal de l'éclairage public
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Portrait de la semaine : Serigne Mbacké Ndiaye, la voix de son maître.
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Youssou Ndour installe Fekkee ma ci Bolé... The Lion dans la fosse aux politiques (Par Cheikh Yérim Seck).
Ibrahima FALL, monte en vitesse selon les sondages
Jeudi 24 Novembre 2011 - 17:24:16
Ibrahima Fall, l’outsider qui monte et risque de créer la surprise selon un sondage exclusif (Par Cheikh Yérim Seck)
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Qu'est-ce qui explique le retour en grâce de Souleymane Ndéné Ndiaye ?
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Pourquoi Abdoulaye Wade a-t-il voulu rencontrer Ibrahima Fall ?
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Faut-il empêcher la candidature de Wade ou la laisser à l’appréciation des cinq sages ? (Par Cheikh Yérim Seck)
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Qui est cet homme qui risque 60 milliards de francs cfa pour faire du Sénégal un pays pétrolier?
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Les machinations du pouvoir pour associer l'image d'Abdel Kader Boye à son séminaire
La montée en puissance d’Ibrahima Fall est aussi vertigineuse qu’inexorable. Surtout s’il arrive à être le candidat de Bennoo Alternative 2012. Il est parmi la dizaine de personnalités candidats à la candidature. Après avoir voulu faire cavalier seul, il a été convaincu notamment par Imam Mbaye Niang et Penda Mbow, influents parmi les initiateurs de Bennoo Alternative 2012, de postuler pour porter les couleurs de ladite coalition.
Qu’il soit désigné ou pas, le vieux jeune homme de 69 ans au wolof du terroir et au français châtié est définitivement un candidat avec lequel il faudra compter. D’autant que l’argument selon lequel il est méconnu des plus jeunes Sénégalais, du fait de sa longue absence du pays découlant de sa carrière internationale, a montré ses limites. Au moment où ces lignes sont écrites, avec près de 18 000 fans sur facebook, il devance Abdoulaye Wade, Macky Sall, Idrissa Seck… Signe que la réalité en politique est souvent plus complexe que la caricature.
Idrissa SECK sur le seminaire de juristes pro Wade
Mardi 22 Novembre 2011 - 19:8:34
"Le séminaire sur la candidature de Wade est une grande farce qui devait se tenir au Grand théâtre", selon Idrissa Seck
Le séminaire organisé par le camp libéral sur la recevabilité de la candidature de son secrétaire général Me Abdoulaye Wade est considéré comme une scène de comédie par Idrissa Seck.
Me Amadou SALL assure la réelection de Me WADE
Dimanche 20 Novembre 2011 - 15:45:15
Invité de l'émission Grand Jury de la Rfm, Me Amadou Sall assure que Wade remportera l'élection présidentielle dès le premier tour avec une large avance sur ses adversaires.
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Macky Sall à Idy: « je ne suis pas un détourneur de fonds publics ! »
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[Video] Ibrahima Fall à l’Emission faram facce, morceau choisi : ‘’ En cas de victoire, tout futur ministre de mon gouvernement devra faire sa déclaration de patrimoine’’
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3EME MANDAT PRESIDENTIEL: SERIGNE DIOP DOUCHE LES ESPOIRS DE WADE
Une paix des braves entre Macky et Idy
Vendredi 18 Novembre 2011 - 14:26:11
Bennoo, Niass, Tanor, Opposition, Presidentielle-2
Jeudi 17 Novembre 2011 - 13:42:6
Le Sénégal s’impatiente de connaître le nom de celui qui devrait représenter l’opposition face à Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de février 2012. Mais les informations qui émanent du comité de facilitation de Beno Siggil Senegaal ne rassurent pas sur la possibilité d’une candidature unique.
Dans les rues de Dakar et un peu partout au Sénégal, la question alimente les débats politiques. Qui de Moustapha Niasse (Alliance des forces du progrès) ou de Ousmane Tanor Dieng (Parti socialiste) sera le candidat de la coalition de Benno Siggil Senegaal à l’élection présidentielle du 26 février 2012 ? Même du côté du pouvoir on s’enquiert fébrilement de la situation dans le camp adverse.« J’aurais bien voulu avoir un adversaire en face de moi mais, comme il en est ainsi, je prends acte », notait sur un ton railleur le président Abdoulaye Wade, le 9 novembre.
Depuis son rendez-vous manqué du 31 octobre - date initialement prévue pour l'annonc le candidat de « l’unité et du rassemblement » - le comité de facilitation de Bennoo Siggil Senegaal est à pied d’œuvre. Composé de cinq membres, il active ses réseaux et mène discrètement des négociations pour arriver à un consensus par le désistement d’un de deux ténors de l’opposition.
Critère de représentativité
Mais ledit comité bute sur le critère de représentativité qui oppose les deux camps. « Il y a blocage parce que le PS met en avant le critère de représentativité pour demander le désistement de Niasse. Or pour Niasse et son parti, on ne peut invoquer ce critère parce que l’opposition (y compris le PS) avait rejeté les résultats de l’élection présidentielle de 2007 qu’elle estime truquées », confie le leader d’un parti membre de la coalition.
Un argument qui ne convint pas certains observateurs. « Dans les grandes démocraties, l’expérience montre que la construction de la candidature d’une coalition se fait toujours autour du parti majoritaire, explique Abdou Rahmane Thiam, docteur en science politique. C’était le cas en 2000 avec le candidat Abdoulaye Wade ».
Mais le comité de facilitation croit toujours pourvoir trouver un compromis. Il a reçu séparément les états-majors des deux partis les 8 et 9 novembre, sans succès. « Les deux camps sont restés arc boutés sur leur position » regrette le porte-parole de la Ligue démocratique, Moussa Sarr.
Un blocage qui fait craindre l’éclatement de la coalition. D’après l’analyste politique Babacar Justin Ndiaye, Moustapha Niasse est condamné à livrer la bataille électorale de 2012. « Niasse ne saurait passer sa vie à faire des rois, argumente-t-il. En mars 2000, il avait couronné Wade du diadème de ses 17 %. S’il intronise Tanor en 2012, il aura été l’éternel faiseur de rois. Ce qui est politiquement aberrant… »
Budget de campagne de 7 milliards : Idy dement
Lundi 14 Novembre 2011 - 13:47:25
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Revue de presse : ‘’la Casamance et la présidentielle 2012 préoccupent les Occidentaux’’
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Magal de Touba: Bientôt jour férié.
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Factures d'électricité des collectivités locales: Karim Wade tape du point sur la table
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Candidature de l’unité et du rassemblement de Bennoo: "Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng sont dans l’obligation de s’entendre" (Ibrahima Sène)
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Macky Sall demande à Tanor et à Niasse de s’entendre dans la division
Le candidat Idy mobilise pour sa campagne des 4x4
Vendredi 11 Novembre 2011 - 16:28:27
Budget de campagne pour la Présidentielle 2012 : 7 milliards pour Idy. Acquisition déjà de trente 4x4
Confidences d?Ibrahima Sène sur sa fille
Vendredi 4 Novembre 2011 - 14:7:47
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Exclusif ! Thierno Lô a déposé hier sa démission qui n'a pas été acceptée par Abdoulaye Wade
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Marche des jeunes de Fanaye: Pourquoi faut-il se ressaisir et favoriser le projet de Senhuile ?
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Blocage total de la candidature de Bennoo : Amadou Mahtar Mbow appelé à la rescousse.
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Exclusif ! Mamour Cissé nommé ministre d’Etat : pourquoi et comment ?
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Alpha Condé et Abdoulaye Wade: Les dessous d’une brouille.
L’engagement de Léna Sène, fille de son communiste de père, auprès du très libéral candidat Idrissa Seck, en a étonné et intrigué plus d’un. La rumeur vogue sur le fait qu’il aurait pu ou voulu s’opposer à cette union professionnelle entre sa fille et Idy. « Il n’en n’est rien, confie Ibrahima Sène à dakaractu. Léna m’a demandé mon avis, m’a consulté, comme on consulte son père à la veille de prendre une décision importante. Quand elle m’a fait part des éventualités de collaboration avec Idrissa Seck, et qu’elle souhaitait avoir mon avis, je n’y ai trouvé aucune objection, me contentant de faire confiance à celle que j’ai éduquée dans le goût de la rigueur et l’exigence de la responsabilisation. » Ibrahima Sène et son épouse ont toujours tenu à laisser à leurs trois enfants la latitude de leurs choix et de leurs décisions. Donc, il n’a pas un instant été réfractaire à cette idée. Et ajoute : « J’ai certes une fois, au détour d’une boutade à Idrissa Seck, charrié ce dernier en lui disant ‘’touche pas à ma fille !’’, d’autant qu’il m’avait déjà ‘’emprunté’’ ma nièce Ndèye Penda Tall, qui n’est autre que la fille de mon cousin Arona Tall. Mais je n’ai jamais été hostile à la collaboration que ma fille pouvait avoir avec le candidat de Rewmi à la présidentielle de 2012. » Quid de ses amis politiques et complices du PIT ? Ces communistes convaincus, « ne m’ont fait que des compliments pour la carrière de ‘’leur’’ fille, si tant est que dans ce genre d’aventures collectives et politiques, on a tendance à prendre les enfants des amis pour les nôtres. Maguette Thiam m’a félicité de vive voix, Amath Dansokho m’a appelé depuis Paris où il se repose pour me dire sa fierté que Léna connaisse une telle entrée en politique. » Certes Ibrahima Sène a pu s’inquiéter de la différence des sensibilités politiques entre sa fille et Idy, mais à la réflexion, il a pu penser que le parti démocrate américain où elle avait fait ses classes n’était pas si éloigné du parti libéral sénégalais. Les démocrates américains seraient les libéraux sénégalais. Pas un gouffre entre eux deux à surmonter, pensa-t-il. « Travailler à la Maison Blanche du temps de Georges Bush nous avait bien plus dérangé idéologiquement parlant, mes camarades et moi, mais sans plus. Je n’ai pas trouvé d’objections non plus à ce que ma fille s’engage avec un leader de la droite sénégalaise, mais intimement, j’en était plutôt bluffé, lui trouvant une opportunité de commencer une carrière politique au Sénégal à ce niveau-là, tout en reconnaissant au passage à Idrissa Seck un certain courage politique pour avoir nommé une femme, pas militante et de surcroît issue de la diaspora, à une telle responsabilité. »
Cette attitude de tolérance s’explique aisément. C’est dans cette atmosphère qu’ont été éduqués ses trois enfants, c’est dans ce climat que la famille Sène a vécu entre l’Ukraine, patrie de son épouse, et bien des contrées du Sénégal qu’ils ont eu à arpenter du fait de leurs affectations comme ingénieurs agronomes de profession. Il a vite intégré le fait qu’épouser une femme étrangère induisait que ses enfants soient de double culture, et qu’ils soient libres de leurs choix. « Et puis, la tolérance, je connais, assure-t-il. Imaginez plutôt que moi de gauche, et ma femme de droite, ça discutait ferme entre nous, mais toujours constructivement surtout à l’époque des engagements qui avaient tendance à être dogmatiques. Je suis communiste, fils d’un imam réputé. J’ai connu tolérance, ouverture et diversité au contact de mes propres parents qui avaient déjà des chapelles différentes, mon père étant un partisan du RND de Cheikh Anta Diop et ma mère étant une militante du Parti socialiste de Senghor. Une telle maisonnée vous sculpte les esprits les plus ouverts, et vous convainc que toutes les questions se discutent. »
Ibrahima Sène, pour faire de sa maison un havre d’indépendance et de liberté, pas de permissivité, ne pas confondre, s’est frotté au mariage avec exigence, traversant 41 années de ménage, consolidé par une épouse qui, selon lui, en a tout le mérite, celui de l’avoir aidé à traverser une vie heurtée, entre obligations professionnelles, engagement syndical, et vie politique exigeante et prenante. A entendre Ibrahima Sène, « mon épouse y est pour beaucoup, elle a toujours été là pour bien éduquer mes enfants et leur inculquer des principes solides. » Il répète à l’envi, que pour évaluer la réussite de ses enfants, il faut aller chercher dans les qualités de la femme.
Quand on évoque les possibilités d’un antagonisme entre sa fille Léna Sène et lui, qui pourrait naître de l’adversité dans le combat politique, il balaie l’argument d’un revers rhétorique en disant qu’à chacun ses arguments et le peuple tranchera. En cas de victoire de Idrissa Seck à la présidentielle qui entraînerait des positions importantes de pouvoir pour sa fille, quelle serait son attitude ? Il tranche net : « il n’ y a aucun lien, je suis et reste politique. Je suis au PIT, mais je ne vais pas passer toute ma vie dans un combat pour la liberté et la démocratie, et faire preuve d’ostracisme ». Ce serait effectivement un comble. Léna Sène peut aller tranquille, les coups ne viendront pas de son père, mais rien ne dit que ceux qui lui en donneront ne subiront pas ses foudres à lui son Ibrahima de père. Même si on est en politique.
Mais qu?est devenu le Groupe des six ?
Jeudi 3 Novembre 2011 - 18:22:48
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Il y avait dans ce groupe de « mousquetaires de la paix » des personnalités aussi influentes que représentatives de la société civile a priori apolitique : Pierre Goudiaby Atepa, sémillant architecte et conseil du chef de l’Etat, Mansour Kama, patron des patrons, Baïdy Agne, autre icône du peuple des affaires, Ismaila Madior Fall, éminent constitutionnaliste, Anna Bâ, patronne d’une société immobilière, ou encore Mbaye Sidy Mbaye, étiqueté caution morale et porte-étendard de la déontologie journalistique. Ils se portaient alors volontaires pour éteindre l’incendie qui couvait et qui menaçait de transformer Dakar en Nder et d’anéantir des siècles de dialogue politique qui avaient fait la réputation paisible du Sénégal. Ils voulaient être les liens entre Me Wade et une opposition radicalisée autour du M23, qui voulait obliger le président à renoncer à son projet à risques de se représenter à l’élection présidentielle de 2012.
Le pays n’a pas pris feu, les acteurs politiques continuent à s’affronter plutôt calmement en regard de si proches échéances, et les Sénégalais vaquent à leurs occupations. Mission accomplie ? Pas tout à fait, car le Groupe des six (G6) a fait « pschiiit ! », comme aurait dit Jacques Chirac. Il s’est évaporé dans les urgences apparentes de ses membres, lesquels il est vrai étaient bénévoles, urgences personnelles que certains d’entre eux ont préféré privilégier.
Signe des temps, et plus visible cas de désertion du bataillon du G6, l’effacement de l’hyperactif Pierre Goudiaby Atepa, prompt à donner son avis sur toutes choses de la République, qui semblait être un infatigable relais entre le G6 et Abdoulaye Wade. Depuis le jour où sa langue a fourché lors d’un point de presse qui n’avait rien de politique, qui l’a vu déclarer que « le petit Karim était trop jeune pour penser pouvoir nous diriger », avant de se fendre d’excuses écrites certainement dans la douleur, Pierre Goudiaby est aux abonnés absents. Il a décidé de mettre des océans entre Dakar, ses problèmes et lui. Il s’est éloigné du périmètre incandescent et mène un périple qui l’a porté en Chine, à Dubaï, à Abu Dhabi, et au Tchad. Affaires obligent. Il s’est recroquevillé sur ce qu’il sait le mieux faire, c’est-à-dire des affaires. Ismaila Madior Fall, lui qui était si présent et prégnant sur les ondes et sur les écrans de télé, consulté pour chaque virgule évoquée de notre Constitution, une sorte de Babacar Justin Ndiaye de la vulgarisation de notre Loi Fondamentale, est devenu inaudible et invisible. Mansour Kama, lui, semble ne plus être concerné par tout cela. Faisant fi de la réserve imposée par sa position de médiateur dans le cadre du G6, il a pris fait et cause pour les agents de la Sonatel, dans le bras de fer qui les oppose à l’Etat. Il semble plus préoccupé par la sauvegarde des intérêts qui lui ont été confiés, ceux des patrons. Anna Bâ, elle, a repris le chemin des recherches d’investissements et sillonne le monde, en particulier l’Europe, à la recherche de ceux qui pourraient lui en apporter pour rendre son affaire immobilière plus florissante encore. Quant à Baïdy Agne, il court les forums, les expositions, et éprouve tous les jours que Dieu fait son statut de « boy town » élégant et désinvolte, au volant de son bolide parfumé au Havane. Ne parlons même pas de Mbaye Sidy Mbaye qui, comme porte-parole, a perdu la voix, et n’a rien à porter par sa parole.
Tous ces gens-là, ne contestons pas leurs efforts citoyens, ont l’immense mérite d’avoir essayé. Ils ont vraiment cru qu’ils pouvaient peser sur le climat qui se détériorait et le rendre plus respirable. Ils ont d’ailleurs posé des actes et, si on ne le sait pas, ce n’est pas de leur faute. Ils ont fait leur boulot de faiseurs de paix. On se souvient que lors de leur première visite, ce G6 de luxe avait recueilli les premiers diktats de Wade lui-même, qui demandait d’abord et avant toutes choses que l’on respectât son statut de président élu démocratiquement et que l’on reconnût la Constitution et son fonctionnement. En clair, ce n’était pas aux opposants de décider de la recevabilité de sa candidature, mais aux organes créés pour le faire. Toujours dans la rétrospective, on se souvient que l’opposition dans un bras de fer hardi, rétorquait que Wade devait, avant de venir discuter avec elle, renoncer publiquement à sa candidature, et promettre de ne plus toucher à la Constitution. Ce sont là les dernières nouvelles du front. Pourtant, il s’en est passé des choses, et très édifiantes sur les états d’esprit des uns et des autres, on pourrait dire de l’Un et des Autres. Le blocage ne vient pas d’Abdoulaye Wade. Ce qu’on ne sait pas et que dakaractu révèle, c’est que le G6 est retourné voir le président de la République et a réussi la prouesse de lui faire accepter certaines concessions, aboutissant à des propositions de sa part transmises par courrier au M23. Dans ce courrier, Me Wade acceptait le dialogue avec l’opposition et ce, sans conditions. Il admettait que la question de la recevabilité pouvait être abordée, et surtout, il proposait d’ouvrir le gouvernement à toutes les forces vives, y compris à l’opposition, dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale.
Le G6 est revenu vers l’opposition présenter les concessions qu’avait faites Abdoulaye Wade. Certains les accueillirent de manière favorable comme Amath Dansokho, mais d’autres se braquèrent et considérèrent que c’était encore ruse de Djombor. Cette dernière ligne était tenue, on s’en doute, par le chat échaudé qu’avait été Moustapha Niasse.
C’est ce blocage qui a fait rendre les armes aux 6 mousquetaires du G6, leur dictant de laisser pouvoir et M23 aller au bout de leurs confrontations, espérant que la réalité objective de la situation nationale impose ses trajectoires, et qu’un choc se produise, émanant d’un rapport de forces, qui créerait les conditions psychologiques d’un dialogue.
D’ici là, le G6 est retourné à ses affaires, pensant qu’il est bon que chacun reste chez soi, pour que les moutons soient bien gardés
Candidature de Benno : trois obstacles à lever
Mercredi 2 Novembre 2011 - 19:0:17
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Incontestablement, Tanor a le meilleur profil pour le ‘’candidat de l'unité’’! Pourquoi donc tergiverser, alors que l'heure est grave? (Docteur Mouhamadou Bamba Ndiaye)
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Candidat de Benno Siggil Sénégal : pourquoi Moustapha Niasse présente un meilleurprofil qu’Ousmane Tanor Dieng ? (Mor DIEYE)
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La jeunesse annonce de nouvelles exigences de politiques publiques à leur égard et de gouvernance démocratique. (Professeur Moustapha Kassé)
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Communiqué du MJESE (Mouvement des Jeunes et Etudiants Socialistes en Europe)
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Plébiscite de la Palestine à l'UNESCO, victoire diplomatique et grand pas vers la PAIX (Djibril SARR)
Heureusement, Benno regorge de suffisamment de forces lucides qui ne donneront pas ce plaisir à ces détracteurs.
Pour cela, il est nécessaire de lever trois obstacles qui le plombent encore pour baliser le chemin du choix du candidat.
Ce sont :
- le critère du « parti le plus représentatif » ;
- le traitement de la « feuille de route » de Benno ;
- l’obsession encore tenace de la « Présidence ».
1) Le critère du « parti le plus représentatif »
Ce critère, agité par des cadres du PS pour désigner le candidat de Benno, soulève trois objections qui devraient les faire revenir à plus de circonspection.
En effet, dans les critères de Benno du 17 Septembre, ce principe n’est annoncé ni pour constituer l’ « équipe », ni pour le choix du « candidat ».
C’est ainsi que pour le choix de l’ « équipe », le 5ème critère stipule « qu’elle doit être dirigée par les principales forces de Benno ayant un poids politique et électoral ».
De même, pour le choix du « candidat de l’unité et du rassemblement », le 10ème critère dispose qu’il « doit être issu des partis et des organisations les plus représentatives de Benno, ou être porté par les forces les plus représentatives sans exclusive ».
D’ailleurs, si pour le choix de l’ « équipe », le « poids électoral » est explicitement mentionné, il ne l’a été nulle part, dans les critères de choix du « candidat ».
Pourquoi donc en faire un « casus bellis », et un prétexte d’implosion de Benno ?
Pourtant, le PS a eu l’intelligence de recourir aux critères de Benno pour organiser ses « primaires » de désignation de leur candidat à la candidature.
Mais, s’il avait eu recours au principe du « plus représentatif » pour les organiser, il n’est pas évident que de grosses pointures de ce Parti n’iraient pas briguer, comme en France, le suffrage des militants.
Mais le PS a évité ce spectacle lourd de conséquences pour son unité et sa cohésion.
Des cadres de ce Parti, acquis au principe du « parti le plus représentatif », peuvent légitimement en vouloir à leurs mandataires au Séminaire du 17 Septembre pour n’avoir pas pu faire prévaloir ce principe dans les critères, mais leur parti, en temps que signataire du consensus sur les critères, devrait se garder de les suivre.
Ce serait incompréhensif de la part de ce Parti, qui a refusé de recourir à ce principe pour occuper le « poste de Chef de l’opposition » avec tous les honneurs et les avantages qui lui sont liés, et qui, lors des élections locales de 2009, ne l’a pas érigé en principe de constitution des listes électorales de Benno.
Aujourd’hui, il ne devrait en aucun cas le brandir pour se mettre ouvertement en porte à faux avec le consensus.
Mais surtout, ceux qui agitent ce principe, ne semblent pas avoir mesuré sa portée politique.
En effet, ce faisant, le PS aurait le contrôle sur la Présidence, l’Assemblée nationale et la Primature!
Ce serait alors un retour au monopole exclusif du pouvoir, que non seulement ses partenaires de Benno ne sauraient accepter, mais, ce serait aussi, en contradiction avec les conclusions des Assises nationales et, notamment, avec la « Charte pour la Bonne gouvernance ».
Le PS et son Secrétaire Général devraient donc éviter de s’enfermer dans ce piège, qui non seulement ne les grandit pas, mais risque de les isoler politiquement, en faisant d’eux une cible politique facile.
Le PS et ses dirigeants avec lesquels nous avons bravé les foudres du pouvoir depuis 2000, ne méritent pas un tel sort.
Cependant, ces obstacles auraient pu être évités, si le « Comité de facilitation » n’avait pas choisi d’inverser la démarche de Benno pour la « candidature, qui est pourtant clairement transcrite dans la Déclaration du 17 Septembre qui constitue sa « feuille de route ».
2) le traitement de la feuille de route.
A cet égard, il est utile de rappeler la démarche de Benno, qui est reprise dans la Déclaration du 17 Septembre qui porte création du « Comité de facilitation ».
En effet, dans cette Déclaration, il est stipulé que, « pour parvenir à ces résultats sur les accords ainsi scellés, le Séminaire a pris la décision de mettre en place un groupe de facilitation pour nouer les contacts, recueillir les intentions et positions des uns et des autres, en vu d’un consensus sur l’équipe et le candidat ».
Cette démarche n’a fait que rappeler, que Benno a toujours privilégié la mise en place d’une « équipe consensuelle », avant de se pencher sur la désignation du « capitaine » qui devrait l’animer. La recherche de cette « équipe » devrait être précédée par un consensus sur les « Institutions », et sur les « mesures d’urgence » à mettre en œuvre dés la victoire, en application du programme élaboré sur la base des conclusions des Assises nationales.
C’est cette démarche de Benno, qui lui a valu le départ de jëf jël qui voulait que l’on s’accorda d’abord sur le principe de la candidature unique.
Ensuite, ce fut le tour de certains partis de Benno, en alliance avec des organisations et personnalités de la société civile, de mettre en place « Benno Alternative 2012 » pour choisir le candidat avant l’ « équipe ».
Dans ce contexte, il est incompréhensible que le « Comité de facilitation » ait mis, lui aussi, l’accent sur le choix du « candidat », en négligeant l’ « équipe », renversant ainsi la démarche de Benno.
Il n’a même pas pris le soin d’explorer les possibilités d’avoir un « candidat porté par les forces les plus représentatives sans exclusive », comme une alternative aux difficultés rencontrées dans le choix d’un « candidat issu des organisations ou partis les plus représentatifs », comme le prévoit le 10ème critère pour le choix du candidat.
En agissant ainsi, il est manifeste que le « Comité de facilitation » ait subi inconsciemment, ou non, l’influence de « Benno alternative 2012 » en la matière, au point de mettre, aujourd’hui, Benno dans un « cul de sac », avec de graves risques d’implosion.
Benno était conscient depuis longtemps, que sans une « équipe consensuelle », il n’y aurait pas de « candidat » par consensus.
Cette mise au point n’est pas faite pour jeter la pierre sur le « Comité de facilitation », composé d’hommes choisis pour leur patriotisme, leur sens élevé de l’éthique, et leur engagement républicain et démocratique.
C’est juste un rappel, à tous, pour calmer les esprits, afin de sauver ce qui peut encore l’être, dans le choix des personnalités devant incarner Benno, qui est pour l’opinion, la seule et véritable alternative au régime de Wade.
Cependant, ce renversement de la démarche de Benno n’aurait certainement pas été possible, si l’obsession de la « Présidence » n’était pas encore si tenace dans la conscience de la plus part des prétendants déclarés à la mandature aux élections de 2012.
3) l’obsession de la Présidence de la République.
Il est, aujourd’hui, effarent de constater, qu’après la tenue des Assises nationales et la publication de la « Charte pour la bonne gouvernance », que l’engouement, pour être Président de la République, soulève encore autant de passions.
Cela est particulièrement vrai dans les rangs de Benno, qui a vécu le positionnement des leaders de jëf jël , de l’APR et de FSBJ, qui ont présenté leur candidature, la démarche de « Benno Alternative 2012 », qui est en procédure de sélection de son candidat, et la « bipolarisation » de Benno au tour de deux candidats à la candidature.
Cela est aussi remarqué dans la prolifération des candidats indépendants issus de la société civile, parmi les quels, le « Groupe des 4 », ou (G4), qui peine à tomber d’accord sur un candidat.
Pourtant, tout ce beau monde, à des nuances près, déclare publiquement vouloir en finir avec le « Présidentialisme », et s’engage à appliquer les conclusions des Assises nationales, ou s’en inspirer !
Depuis que Benno et « Benno Alternative 2012 », ont adopté un projet de Constitution en accord avec les Assises nationales, cette attitude est d’autant plus surprenante de leur part, puisque la réalité du pouvoir exécutif est transférée, des mains du Président de la République, aux mains d’un Premier Ministre, désigné par la majorité à l’assemblée nationale, qui désormais détermine la Politique de la Nation, et choisit ses Ministres sous l’approbation de la majorité des Députés.
Mieux, dans le chronogramme des réformes à mettre en œuvre dès la victoire, figure un référendum pour l’adoption du Projet de Constitution, dont l’organisation est retenue en juin au plus tard, soit, trois mois après la prestation de serment du nouveau Président élu !
Voilà donc un Président élu avec les pouvoirs exorbitants de Wade, dont il va se défaire au bout de trois mois!
Une question légitime se pose donc de savoir, est ce qu’une telle Présidence vaut la peine d’un tel acharnement pour la conquérir en payant même le prix fort de 65 millions ?
De deux choses l’une : ou bien l’on a affaire à des gens qui, comme Wade, acceptent tout pour accéder au pouvoir, pour faire ensuite à leur guise ? Ou bien, l’on a affaire avec des gens qui n’ont pas encore pris conscience de la contradiction entre leurs engagements publics, et leur positionnement actuel sur la « Présidence », au point de risquer de faire imploser Benno.
Dans l’un comme dans l’autre cas, il y a vraiment danger pour la réalisation des changements aux quels aspire notre peuple en 2012.
4) Conclusion
Au terme de cette analyse, il ressort que seul un sursaut au sein du « Comité de facilitation » pour renouer avec la démarche de Benno, et une attitude des leaders, plus conforme au consensus auquel ils sont parvenus, peuvent préserver les chances d’un choix judicieux d’une « équipe » et d’un « candidat de l’unité et du rassemblement ».
Le peuple nous écoute
Ibrahima Séne PIT/SENEGAL Fait à Dakar le 1er Novembre 2011
Le sondage de tous les calculs
Lundi 31 Octobre 2011 - 18:3:54
Ce dernier sondage secret vient bouleverser toutes les données des partis politiques, notamment ceux regroupés au sein de la coalition Bennoo. Il place Me Wade en tête, suivi de ses deux anciens Premiers ministres, Idrissa Seck et Macky Sall. Il fait d’Ousmane Tanor Dieng le numéro 1 de Bennoo, avant Moustapha Niasse, crédité seulement de 9 voix et des poussières.
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POLITIQUE : La caution de Wade sera payée par des femmes
En comparant ce dernier sondage secret à celui qui avait été commandité par le Palais, et que nous avons rendu public au mois de juin dernier, Me Abdoulaye Wade, dont la candidature est tant décriée par les adversaires, se maintient. Tandis qu’Idrissa Seck est toujours en embuscade, derrière lui. Quant à Macky Sall, il est en nette progression, sans faire beaucoup de bruit, au moment où Ousmane Tanor Dieng reste toujours le numéro 1 de Bennoo, devant Moustapha Niasse confiné à moins de 10% de voix.
Le constat est que les trois premiers sont tous des libéraux. Le premier de Bennoo dans ce sondage, en l’occurrence Ousmane Tanor Dieng, est crédité seulement de 16%. Ce qui conforte «l’aile dure » du Parti socialiste qui ne veut, ni entendre parler du duo Niasse-Tanor, ni d’un Moustapha Niasse comme Président de la République.
Le souhait de certains caciques du Parti socialiste, c’est d’imposer leur candidat ou susciter plusieurs candidats de Bennoo au premier tour, et se retrouver le plus largement possible au deuxième tour, en se basant sur les sondages qui donnent leur champion premier de Bennoo, pour défaire le Pape du Sopi, candidat à sa propre succession.
Ils en voudraient terriblement à Niasse qui, avec ses 17% en 2000, avait largement contribué à la chute de Diouf et de son parti, au deuxième tour.
Dans son édition n° 645 du mercredi 22 juin dernier, Rewmi quotidien publiait les résultats d’un sondage secret commandité par le Palais. Le chef de l’Etat avait mené le peloton avec 27 %. Il avait été suivi d’Idrissa Seck avec 24 %, Macky Sall 16 %. Tandis qu’Ousmane Tanor Dieng et Moustapha Niasse fermaient la marche avec respectivement 10 % et 3 %. Il faut dire donc que les choses ont changé, surtout en défaveur de l’opposition.
Sékou Dianko DIATTA
Bennoo : ça flingue dans tous les coins !!!
Jeudi 27 Octobre 2011 - 19:13:55
Nul n’ignore que la majorité des partis de Bennoo sont pour une candidature de Tanor, et que même au sein de ce comité de facilitation les préférences vont aussi au leader socialiste, dans la majorité de leurs expressions. Seul Robert Sagna semble pencher pour Niasse. C’est peut-être ce qui a poussé Bouna Seck, fidèle lieutenant de Moustapha Niasse, à aller tenter d’influencer deux des membres de ce comité, en l’occurrence Abdoulaye Bathily et Momar Samb, en leur rappelant qu’en 2000 leur alliance commune voulait que Niasse succède à Wade. Ce qui a fait péter les plombs aux deux plénipotentiaires de ce comité de facilitation qui ont, selon nos sources, violemment renvoyé Bouna Seck à ses gammes de second. Non sans lui reprocher de planter un couteau dans le dos du PS, un allié certes nouveau mais fidèle.
Plus l’heure du choix va approcher, plus il va falloir sortir ses gilets pare-balles. Tous aux abris, ça tire de partout !!! Et s’ils nous demandaient nos avis, en organisant des primaires, au lieu de se faire nommer par acclamations de leurs partisans comme au bon vieux temps de leur Parti Socialiste à eux deux justement…
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